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L'histoire d'un lieu

Votre venue à la ferme auberge peut aussi être favorable aux promenades et aux rêves.
Pour vous aider à imaginer un peu le passé de Guignen, partez donc sur la route de la Chapelle Bouëxic et, arrivés à hauteur de « France », essayez de reconstituer le panorama tel qu’il pouvait exister au XVe siècle tel que Joseph Schermack nous le décrit dans son livre : La Maison de France en Bretagne.

L’auberge au château de France

Eloigné du village
Tout au milieu des champs
Des forêts, des landages
Isolé des passants
Depuis bien des années
Seuls les gens de la terre
Y avaient remplacé
Les foules de naguère
Mais, voilà qu’aujourd’hui
Ses heureux habitants
Lui ont rendu la vie
Et ses fastes d’antan
Des repas à nouveau
Dans ses splendides salles

Et sa grange plus haut
Aux si nombreuses tables
Et dans sa cour d’honneur
Des gens de tous pays
Devisent avec bonheur
Au milieu des prairies
Où s’ébattent cochons,
Veaux, poules et canards
Au milieu des ajoncs
A l’abri des regards
Vie calme, et sereine
Loin du bruit, des médias
Tout près de la Vilaine
Soyez heureux là-bas.

Poème de Denise VERON

Un manoir fortifié

« Le château de France en Guignen était alors un manoir fortifié, semblable à beaucoup d’autres que les guerres permanentes et les brigandages à l’échelle d’une guerre avaient fait surgir… La terre de France était un fief important, puisqu’elle était une seigneurie ayant haute, moyenne et basse justice, et par conséquent, le château de France avait droit à ses fourches patibulaires à trois piliers, ainsi qu’il sied à un seigneur haut-justicier.

Ce n’est qu’au XVe siècle que les châteaux commencèrent à revêtir un aspect plus aimable ; jusqu’au XIVe siècle, ces constructions féodales n’étaient que d’austères bâtisses massives, sans grâce et sans ornements, conçues uniquement pour répondre à l’impérieuse nécessité militaire.
Le château de France n’existe plus. Détruit pendant les guerres de la Ligue, alors qu’il était habité par Georges de France, seigneur de France, gouverneur de Redon, il n’en subsistait plus au XVIIIe siècle, que d’importants vestiges qui permettent une reconstitution assez fidèle du manoir fortifié primitif.



Situé à trois kilomètres du bourg de Guignen, sur la route de la chapelle Bouëxic, sa façade était orientée vers l’Est, avec remparts et entrée à pont-levis flanquée de deux grosses tours. Au fond, à l’ouest, il y avait deux tours moyennes enserrant le logis principal. Les douves avaient une largeur de 15 pieds ( 4.57 mètres)…

Il n’est plus possible de reconstituer la composition exacte de tout ce qui dépendait de France….
Pourtant, au hasard d’un aveu, à l’occasion d’un dénombrement, ou sous la forme solennelle d’un hommage, des portions de l’ancienne seigneurie de France ressurgissent çà et là… 
«Moulin à vent du "pin de France" en Guignen…moulin à eau appelé "à la Perchaye", dépendant de la Maison de France, et quatre fiefs et baillages aussi en dépendant, appelés "de la Hubretière", "de Louzillais" et "de la Grée", et le quatrième composé de deux appelés "la Jambaye" et "le Bas de la Jambaye"…»


En reliant sommairement les points extrêmes constitués par les lieux existant encore de nos jours et qui sont : La Hubertière, La Grée, Plédy, La Jambais, La Fontaine et La Porte, on obtient un territoire en forme de trapèze renversé, dont la masse se situe au Nord-ouest de Guignen, d’une superficie d’environ 20 km2 . La juridiction seigneuriale de France s’étendait par conséquent sur à peu près deux mille hectares…
Guignen, avec la Chapelle Bouëxic qui dépendait de Guignen et ne fut érigée en paroisse indépendante qu’en 1711, avait au moyen âge une superficie d’environ 10 000 hectares, dont plus des deux tiers en terres riches et bien cultivées en céréales, lin, fruits, vigne ou en gras pâturages… »